L'endométriose thoracique
Par Nicholas Kongoasa, MD, MB BCh.
 
Le terme endométriose thoracique a été utilisée pour décrire les manifestations cliniques et radiologiques variables associées à la croissance des glandes de l'endomètre et du stroma, telles que dans les poumons ou la surface de la plèvre. 
 
Le Pneumothorax Catamenial (CP) est défini comme pneumothorax (terme médical pour collapsus pulmonaire) ,  se passe autour de la période menstruelle et est la manifestation la plus fréquente de l'endométriose thoracique, ce qui représente environ 80% des cas. Rarement, l'endométriose thoracique peut se présenter avec hémoptysie hygiénique (CH), qui est l'expectoration de sang ou de crachat teinté de sang en association avec les règles. 
 
Dans presque tous les cas, l'endométriose thoracique est unilatérale et à droite face, bien qu'il existe de rares cas de maladie gauche face. La Maladie bilatérale est extrêmement rare. La présentation du CP comprend la toux, des douleurs thoraciques et l'essoufflement. 
La douleur thoracique peut être similaire pour les patientes avec un pneumothorax spontané ou présent comme l'épaule, l'omoplate ou des douleurs au cou. Certaines stratégies de gestion de l'endométriose thoracique sont les suivantes.
 
Pour toute personne ayant un pneumothorax spontané récurrent, une histoire et une évaluation de son cycle menstruel gynécologique devraient être faites. Lorsque l'endométriose thoracique est suspectée, la chirurgie vidéo-assistée thoracoscopie (VATS, une chirurgie thoracique mini-invasive qui n'utilise pas une thoracotomie incision formelle) est l'approche privilégiée. 
Le diaphragme doit être exploré à fond, y compris la plèvre viscérale et pariétale, et, si nécessaire, un orifice doit être inséré au niveau de la marge de sous-costale évaluer la membrane postérieure. Toutes les lésions et fenestrations accessibles devraient alors être réséquées. La Fulguration ou l'ablation de lésions ne doivent pas être utilisés, car elle est inadéquate pour le traitement de l'endométriose et se traduira par un taux de récidive plus élevés.
 
Après résection,   il est recommandé pour sceller et renforcer le diaphragme, une suture simple des fenestrations ne fournit pas de diagnostic tissulaire et est habituellement suivie par récurrence. Lésions proches du nerf phrénique ou de ses principales divisions sont mieux traités par résection limitée (si possible) et de la réparation. Une pleurodèse mécanique est également recommandé en outre après que toutes les lésions accessibles ont été excisées.
 
Le traitement médical a longtemps été considéré comme le premier choix chez les patients présentant une endométriose thoracique. La littérature contient une variété de rapports sur l'utilisation de contraceptifs oraux, les médicaments progestatifs, le danazol et l'hormone de libération des gonadotrophines (GnRH). Expérience dans les trois dernières décennies a été la plus forte par le danazol et les agonistes de la GnRH. Cependant, les résultats du traitement médical pour le CP ont été décevants. A 6 et 12 mois, le traitement chirurgical de CP entraîné taux de récidive beaucoup plus faible que ne l'hormonothérapie (5% et 25% contre 50% et 60%). Par conséquent, avant de lancer la perturbation pharmacologique de la genèse stéroïdes ovariens chez une jeune femme, toutes les options de traitement chirurgical auraient été épuisés.
 
Nous vous proposons chirurgie articulaire par un chirurgien et gynécologue chirurgien thoracique spécialisée dans la mesure du possible endométriose. Le CCE sera toujours collaborer si l'endométriose thoracique est suspectée, effectuer la chirurgie conjointement entre le Dr Ken Sinervo et le chirurgien thoracique. Non seulement cela permettra une évaluation de la membrane à la fois de la plèvre et du péritoine côté en même temps, cela permettra aussi d'identification plus approfondie des lésions d'endométriose et fenestrations par deux spécialistes. En outre, il existe une association significative entre la présence de l'endométriose pelvienne et l'endométriose thoracique, la chirurgie et un joint permettra en outre le traitement de l'endométriose pelvienne tout en même temps. Le chirurgien thoracique peut vouloir faire des études d'imagerie premier avant la chirurgie pour voir de quel côté de la poitrine de la maladie se trouve. En fonction de l'étendue de la chirurgie, les individus peuvent avoir besoin de rester à l'hôpital entre 1 et 5 jours.
 
Ressource d'intérêt: Glynis D. Wallace, DMD a écrit un livre sur ses expériences avec du poumon et du côlon endométriose. 
 

Endométriose thoracique et pneumothorax cataménial

A. Legras, M. Alifano
Service de chirurgie thoracique, Hôtel-Dieu, AP–HP, 1, place du Parvis-Notre-Dame, 75181 Paris cedex, France
 
 

L’endométriose thoracique est une maladie considérée comme rare, mais dont la prévalence a été sous-estimée dans la littérature jusqu’à la dernière décennie. En effet plusieurs études récentes témoignent d’une meilleure compréhension et reconnaissance de cette entité diagnostique. L’endométriose thoracique est définie par la présence intrathoracique de tissu endométrial et est caractérisée par diverses manifestations cliniques dont la plus fréquente est le pneumothorax cataménial. Il persiste une certaine confusion terminologique : le pneumothorax cataménial est défini comme un pneumothorax récidivant survenant entre la veille des menstruations et 72heures après leur début. Il peut être associé ou non à l’endométriose thoracique. Par ailleurs, l’endométriose thoracique peut se manifester, plus rarement, sous la forme de pneumothorax non cataméniaux.

Un à quatre épisodes de pneumothorax cataménial avant l’épisode ayant amené à la chirurgie sont le plus souvent rapportés, mais il a été décrit parfois plus d’une dizaine d’épisodes avant le traitement à visée curative. Environ 25 % des pneumothorax spontanés chez la femme qui nécessitent un traitement chirurgical sont cataméniaux. En dehors de leurs caractéristiques temporelles à la base de leur définition, les pneumothorax cataméniaux sont caractérisés par leur localisation droite quasi exclusive et leur survenue chez des femmes en période d’activité génitale à un âge plus avancé par rapport à celui observé chez les hommes ayant un pneumothorax idiopathique. Une histoire d’endométriose pelvienne et/ou d’infertilité est fréquente. De plus une élévation du CA 125 est souvent constatée en rapport avec l’endométriose thoracique.

L’endométriose thoracique garde des aspects mystérieux aussi bien sur le plan étiologique que sur le plan pathogénique et plusieurs hypothèses ont été émises .

tout d’abord, la métaplasie cœlomique (en effet, l’endomètre et le mésothélium ont la même origine embryologique) mais cette hypothèse a été réfutée car elle n’explique ni l’endométriose parenchymateuse pulmonaire ni la prédominance droite des manifestations ;
ensuite, l’embolisation lymphatique ou vasculaire de cellules endométriales, pouvant être à l’origine de l’endométriose pulmonaire ;
enfin, la migration de tissu endométrial transpéritonéal–transdiaphragmatique, hypothèse la plus soutenue à l’heure actuelle. Des menstruations rétrogrades seraient à l’origine du passage de cellule endométriales viables dans le pelvis, puis par la circulation du liquide péritonéal dans la gouttière pariéto-colique jusqu’à l’hypocondre droit et le diaphragme, ces cellules pourraient atteindre la cavité pleurale par un defect diaphragmatique congénital ou, probablement plus fréquemment, acquis. Ce passage serait favorisé par la pression intrathoracique négative, mais un comportement invasif des cellules endométriales est certainement nécessaire. Les mécanismes cellulaires et moléculaires restent à préciser dans leur intégralité et font l’objet de travaux séduisants menés par plusieurs équipes.

Le deux cas présentés par Hagnere et al. dans le présent volume de la Revue des Maladies Respiratoiressont tout à fait intéressants par le fait qu’ils rapportent des histoires rencontrées de manière désormais non exceptionnelle dans la pratique clinique. Il s’agit dans les deux cas de femmes dans leur troisième décennie de vie, présentant un pneumothorax droit récidivant. On constate une histoire d’infertilité et un diagnostic tardif, comme souvent, dans le sens où le caractère cataménial du pneumothorax n’est pas toujours recherché. Il n’est pas rare en effet de rencontrer des patientes avec plusieurs récidives de pneumothorax sans diagnostic formellement établi. Par ailleurs, certains cas d’endométriose atypique peuvent être de diagnostic très difficile. Le diagnostic de pneumothorax cataménial lié à l’endométriose a été permis ici par le caractère à la fois récurrent et cataménial du pneumothorax et surtout par la mise en évidence de lésions diaphragmatiques. Le cas no 1 montre le redressement du diagnostic après mise en évidence peropératoire de perforations diaphragmatiques associées à des micronodules endométriosiques : l’iconographie est tout à fait caractéristique de ces lésions diaphragmatiques. Enfin, la difficulté du choix thérapeutique est illustrée par ces deux cas.

Le traitement de l’endométriose thoracique reste difficile et manque de consensus . Il doit être multidisciplinaire et associe d’une part le traitement chirurgical par vidéo-thoracoscopie autant que possible, avec exploration minutieuse de la cavité pleurale et du diaphragme. Les nodules endométriosiques et les perforations diaphragmatiques visibles doivent être réséqués et analysés en anatomopathologie. Le talcage pleural à visée de symphyse est plus efficace dans ce cas que l’abrasion. D’autre part, le traitement hormonal doit systématiquement être discuté et, a fortiori en cas d’endométriose prouvée, proposé par un agoniste de la GnRH pendant au moins six mois selon la tolérance et le désir de grossesse. Malgré ces précautions, les récidives postopératoires homolatérales ou controlatérales ne sont pas rares, pouvant aller jusqu’à plus de 30 % et justifient selon les cas une adaptation du traitement hormonal, un drainage thoracique ou une réopération.

Une concertation pluridisciplinaire est donc indispensable pour la prise en charge de cette maladie ; le pneumothorax de la femme doit être considéré par les cliniciens comme une entité nosologique à part entière.

Source : www.em-consulte.com/rmr/article/651275