DÉPRESSION RÉACTIONNELLE/CHRONIQUE face à une maladie chronique : L'Endométriose.

Une dépression réactionnelle survient en réaction à un événement déclencheur. Que ce soit un choc, un deuil , un stress intense, un traumatisme, l’annonce d’une maladie , comme le cancer ou une maladie chronique entre autres. J’appuierais ici sur la maladie chronique, afin de faire un lien entre celles-ci et l’Endométriose.

Appelée aussi psychogène, les personnes qui en sont victimes, peuvent ne pas se rendent compte de leur état. On parle d’épisode dépressif associé à un « stress psychologique majeur ». Et si on parle de stress psychologique majeur face à l’Endométriose, la personne peut et fini par atteindre une dépression chronique. Il est important que votre médecin face le lien, avant que la dépression réactionnelle finisse par être chronique. N’hésitez pas à leur parler de vos sentiments et vos états.

Les personnes qui en sont atteintes font face une tristesse intense, un malaise face à l’extérieur, des pertes d’intérêt, d’enthousiasme, une perte d’énergie, on parle d’une fatigue psychologique, de perte d’affection, de confiance en soi, d’anxiété, de dévalorisation , de sentiment de culpabilité, de pensées suicidaires…


Dans une grande majorité des cas, la dépression va souvent être accordé avec l'angoisse .
Ces symptômes peuvent être atténués par un entourage attentif et présent, et dans le cas inverse pour les personnes seules ces symptômes peuvent s’accentuer et amènent vers une dépression chronique. L’homéopathie, l’aromathérapie et autres médecines douces peuvent être un secours , ainsi que la consultation d’un psychologue, ou d’un coach . Coach, chose que je ferais ici bientôt au niveau de la reprise de confiance en soi.

Il y a peu j’ai réalisé une vidéo ( que vous pouvez retrouver à la fin de l'article ), sur les phases amenant à l’acceptation de la maladie chronique, ici, (on parle d’Endométriose) qui reflète aussi une bonne partie de celles ci. J’y ai fais paraître , le déni, la colère, la négociation, la dépression et l’acceptation.
Quand il s’agit d’une maladie chronique , il est plutôt impossible d’arriver à la phase d’acception mais plutôt à la phase d’appropriation, de cohabitation.

 

Vivre au quotidien avec celle ci , silencieuse ou/et assourdissante, douloureuse, oblige la personne à se considérer comme malade et faire le deuil de son corps en bonne santé. Attention tout de même , au terme « malade » , nous sommes des personnes portant une maladie non choisie . La maladie ne se choisie pas. Cet état douloureux va conduire la personne vers une dépression, une dépression suite au traumatisme de l’annonce, et/ou une dépression chronique. Et comme nous vivons dans une société où il ne faut pas se plaindre, être responsable et fort à toutes épreuves, où il faut être actif , et être silencieux, cela engendrera effectivement le sentiment de culpabilité, le dénigrement de soi , ainsi que l’auto-dévalorisation. Rien d’arrangeant , vers l’effacement de la dépression réactionnelle, mais plus engendrant la dépression chronique.

Dans le cadre d’une maladie chronique il est important que la souffrance soit dite et entendue. Il est de même important d’avoir un soutien , que ce soit familiale , amicale , groupe de soutien ou soignants. . Sortir de la phase du deuil, accepter/s’approprier la maladie permet de retrouver une certaine paix intérieure, une meilleure cohabitation avec la maladie et son corps.

présent je vais exposé quelques points que subissent les personnes souffrants d’Endométriose.
Ces personnes ne sont généralement pas entendues, que ce soit par le corps médical, ou/et l’entourage ce qui mène à ce qu’elles se posent des questions sur elles mêmes. Et ce qui les mènent au silence, souvent un silence qui s’impose, ou qu’elles s’auto-imposent.
L’abandon médical et/ou affectif, amical. Ce qui les mènent à être isoler.
La difficulté à devenir mère / la perte. Ce qui les mènent à des chocs psychologiques et physiques.
L’incompréhension, le rejet, l’abandon. Ce qui les mènent aussi à la perte d’estime de soi , à s’auto-dévaloriser.
Le questionnement constant, sur la chirurgie, sur les ablations, sur les traitements hormonaux, sur les consultations dégradantes, sur les échecs, sur le passé, sur le présent et leur avenir.
Stress psychologiques, chocs physiques et psychologiques, stress affectifs, et n’oublions pas la dépression post-réactionnelle opératoire.

Le 7 Septembre 2015 j’ai lancé un défi.
 Le Défi EndoMétri OSE. Pourquoi?
Afin de pousser les personnes atteintes d’Endométriose à dévoiler ce que cette maladie engendre quotidiennement.
Afin de les sortir du silence qu’elles s’imposent.
Afin qu’elles se sentent moins coupable et se dévalorisent moins.
Afin qu’elles se sentent moins seules dans leur combat.
Afin que l’entourage se rende compte des effets néfastes de cette maladie, ainsi que les pousser à soutenir ces personnes.
Car comme j’ai dis , le soutien est essentiel afin d’éviter un minimum l’effondrement psychologique .

Prenez soin de Vous.